100,6 le trimestre dernier, 99,6 pour le trimestre avril – juin 2013. Après avoir baissé régulièrement depuis son lancement en septembre 2010, l’indice Contentia Recovery Index (CRI) remonte depuis mi-2012 pour se maintenir aujourd’hui à son plus haut historique. Une situation qui s’explique par la volonté des Français de se désendetter plus rapidement…

La croissance semble repartir aux Etats-Unis, en Chine, en Allemagne et au Japon. La France, quant à elle, reste stable au 2nd trimestre 2013. Alors que le pouvoir d’achat stagne et que la consommation diminue au premier trimestre 2013, l’analyse du CRI montre que les Français cherchent à se désendetter.

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 Le CRI se maintient au plus haut

Le nouvel indice CRI (Contentia Recovery Index) pour le second trimestre 2013 frôle à nouveau sa base de référence avec un indice de 99,6, après l’avoir même dépassé le trimestre dernier (100,6). Une tendance de fond et qui s’explique par deux phénomènes  : les Français remboursent mieux leurs dettes et les ménages français consomment moins, ce qui réduit, logiquement, le montant moyen de leurs impayés.

2 indices phares du CRI poursuivent leur progression

Depuis septembre 2010, le Contentia Recovery Index, élaboré en partenariat avec l’Université de Lille I, propose un complément d’information sur la situation économique en France, analysant la  capacité des ménages français à rembourser leurs dettes. Sur les 9 critères utilisés par le CRI®, deux d’entre eux, qui étaient déjà très hauts le trimestre dernier, continuent d’augmenter : le critère « Montant moyen d’un impayé en crédit » et le critère « Mensualité moyenne d’un débiteur dans un plan de remboursement. » Concrètement, les Français remboursent mieux (on passe de 170 euros à 183 euros par mois dans un plan de remboursement et ont des impayés moins lourds (3 250 € contre 3 220 € le trimestre dernier). Les autres indices du CRI sont stables ou en légère diminution.

Une tendance de fond : remboursement de la dette, baisse de la consommation

Globalement, qu’est-ce que cela signifie d’un point de vue économique ? Tout simplement que les Français font des efforts pour rembourser leurs dettes. Pour y parvenir, ils puisent dans leurs économies et arbitrent leurs dépenses. Mais pas seulement. 77% des Français estiment que leur pouvoir d’achat va encore baisser en 2013 (le Figaro, 22 avril 2013) et s’apprêtent à changer leurs habitudes de consommation, notamment pour faire plus d’économies. Conséquence directe : ils hésitent à emprunter et ne s’endettent que pour les projets durables. Le moindre recours à l’endettement a logiquement un impact sur le montant moyen des impayés…

En parallèle, le taux de détention des crédits par les ménages a baissé en 2012 comme l’indique l’Observatoire des crédits aux ménages (2013). Une situation qui s’explique par deux phénomènes : d’une part, les Français arbitrent leurs dépenses et diminuent leurs emprunts et d’autre part, selon la même étude, les établissements de crédits consommation prêtent moins. Conséquence, les Français peuvent donc moins emprunter.

Ces tendances, déjà visibles le trimestre dernier, se traduisent par un CRI qui maintient son retour à son plus haut niveau historique.

Le CRI est composé de neuf critères

4 d’entre eux sont des «?dettes moyennes?» c’est-à-dire les montants moyens des impayés, et cela dans les principaux secteurs d’activité de Contentia : la téléphonie, le crédit Conso, l’assurance et l’énergie.

Secteurs très représentatifs des dépenses des français. Figurent également une donnée sur la capacité mensuelle moyenne de remboursement des débiteurs, d’autres données sur le crédit conso et des données externes « publiques » liées au surendettement.

L’indice a été mis en place en septembre 2010 sur une base 100 représentant l’activité moyenne des différents critères sur la période octobre 2009 – septembre 2010.

Contentia Recovery Index T2 2013

 

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