En matière de recouvrement, les PME aussi peuvent bénéficier d’une qualité de service similaire à celle des grands groupes. Pour Nicolas Mullier, chef de marché chez Contentia, elles ont même davantage intérêt à se libérer de cette tâche en la confiant à des professionnels, pour mieux se concentrer sur leurs perspectives de développement …

Les PME sont-elles plus exposées que les autres entreprises aux problèmes d’impayés ?

Incontestablement, oui. Les retards de paiement sont à l’origine des défaillances d’un quart des PME et cela se traduit par des dépôts de bilan et redressements, des problèmes liés au recouvrement. Les impayés peuvent poser un problème grave sur la comptabilité et obliger à générer du chiffre d’affaires supplémentaire, d’autant que l’allongement des délais de paiement impacte directement la trésorerie. Mais les sommes en jeu deviennent vite importantes ! Pour 5 000 euros d’impayés, si les entreprises ont un taux de marge évalué à 5, cela représente 100 000 euros de chiffre d’affaires à réaliser… L’ancienneté de l’entreprise n’est pas forcément une garantie de passer au travers des impayés : la majorité des entreprises défaillantes existent depuis 5 à 10 ans. En fait, plus l’entreprise compte de salariés plus ses besoins de trésorerie sont importants.

Quels services spécifiques propose Contentia aux PME ?

Nos actions en recouvrement au sens large, pour les grands groupes comme les PME, nous permettent d’intervenir rapidement et efficacement auprès des clients défaillants. Nous proposons un partenariat qui induit confiance, transparence et actions responsables. Au travers d’échanges réguliers, nous identifions les actions à mener pour des stratégies adéquates et afin de réduire les risques. Cela concerne aussi bien l’amélioration des processus de vente que les processus d’après-vente. Sur le recouvrement proprement dit, en cas d’échec dans la récupération de l’impayé, Contentia délivre un certificat d’irrécouvrabilité qui permet à l’entreprise de récupérer la TVA et de passer à irrécouvrable la créance dans ses comptes. Fiscalement, il y a donc un intérêt évident à entamer des actions en recouvrement.

Concrètement, comment s’amorce le partenariat avec Contentia ?

L’ouverture du compte chez nous se fait en une dizaine de jours. Nous avons ensuite des phases de paramétrages pour ensuite commencer à livrer les résultats : reversement des sommes récupérées, reporting des actions menées, etc. Une fois son compte créé, le client peut confier ses impayés à tout mo­ment, au fil de l’eau, et dès le lendemain, les actions de recouvrement débutent avec d’abord systématiquement un courrier de mandatement puis un contact direct avec les débiteurs.

L’accompagnement de Contentia permet-il de mieux se concentrer sur son marché ?

Il faut comprendre que la gestion des litiges est très consommatrice de temps et source d’insatisfaction. Notre accompagnement permet aux entreprises, en particulier les PME, de se concentrer sur leur coeur de métier en se libérant de la problématique de ges­tion des impayés. Le fait de se rencontrer et d’échanger peut aussi amener à présenter des solutions pour de nouveaux projets. Par exemple, un de nos partenaires a souhaité mettre en place pour ses clients un système de paiement par internet en plusieurs fois, avec expédition du produit dès la première mensualité. Pour une offre de ce type, nous intervenons dès le deuxième paie­ment non honoré. Le recouvrement est un métier qui nécessite un savoir-faire et des moyens spécifiques.

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