Dans la continuité de notre saga « Révisez vos classiques du recouvrement », nous vous proposons aujourd’hui de revenir sur l’histoire du recouvrement de créances. Saviez-vous par exemple que ses origines remontent aux 1ères relations commerciales ? Si aujourd’hui, on œuvre pour davantage de médiation et de négociation entre le créancier et son débiteur, il fut des époques où l’empathie était moindre et les moyens pour recouvrer des dettes…pour le moins musclés.

Le recouvrement : us et coutumes dans l’Antiquité

Dans les civilisations les plus anciennes, il était d’usage de réduire en servitude un débiteur qui ne s’était pas acquitté de sa dette. A Rome, le système était très au point : le créancier avait la possibilité de se saisir de la personne physique de son débiteur et pouvait décider de le placer sous bonne garde. Il avait cependant l’obligation d’exposer le débiteur un certain nombre de fois sur des places de marchés différents, pour permettre à une éventuelle caution de se présenter et d’accepter de payer la dette. Lorsque personne ne se présentait, le débiteur devenait l’esclave de son créancier et remboursait la dette par son travail.

Au Moyen-Age : tous créanciers, tous débiteurs

Par la suite, on ne peut pas dire que l’on ait fait preuve de plus de tact et de psychologie…

Et pour cause, à cette époque l’endettement est massif. Loin de constituer le monopole de professionnels marginaux, comme les usuriers par exemple, il concerne tous les acteurs économiques et tous les niveaux de la société. Marchands, artisans, mais également paysans, empruntent et prêtent couramment pour financer leurs activités ou valoriser leurs capitaux.

Ainsi au Moyen-Age, la procédure dite de la contrainte par corps perdure plus que jamais… Découvrez très prochainement un nouvel article sur l’histoire du recouvrement

+Contentia