Contentia, professionnel du recouvrement en France, développe également des activités à l’international. Sa participation au réseau GCS (Global Credit Solutions) permet une gestion efficace des créances à une échelle mondiale. Un réseau qui garantit la qualité et le sérieux de l’ensemble des partenaires, selon Martine T’Jampens, directrice de Contentia Belgique.

  • Les entreprises belges et françaises gèrent-elles différemment leurs impayés ?

Nous nous ressemblons beaucoup, mais nous constatons par exemple que les courriers fonctionnent très bien en Belgique, alors qu’en France les contacts directs sont souvent plus fructueux. La plupart des différences sont liées à des spécificités administratives et légales. Par exemple, les entreprises françaises doivent encore faire face à tous les inconvénients du paiement par chèque. En Belgique, il n’est plus possible d’utiliser des chèques et on privilégie majoritairement le virement. Il y est également plus facile de retrouver des personnes ayant changé d’adresse.

  • En conséquence, quelles différences y a-t-il entre les pratiques de Contentia Belgique et celles de la structure française ?

Les différences tiennent à la législation : les délais de prescription des créances ne sont pas les mêmes et nous faisons beaucoup moins de recouvrement judiciaire, parce que les coûts sont plus élevés. En Belgique également, la procédure sommaire d’injonction de payer implique de faire appel à un avocat, ce qui est plus complexe et plus coûteux. Mais cette situation devrait bientôt changer, notre Conseil des ministres ayant approuvé à la fin de l’année dernière un avant-projet de loi réformant cette procédure, pour la simplifier, se conformant à une directive européenne.

  • Le cadre législatif en matière de recouvrement est-il plus contraignant qu’en France ?

En 2002, la publication de la loi relative au recouvrement amiable des dettes du consommateur a permis de justifier l’existence des bureaux de recouvrement. Il n’y a pas eu de changements majeurs depuis lors, les principales évolutions ayant concerné les contraintes imposées aux huissiers. Le cadre n’est donc pas plus contraignant en France qu’en Belgique. Et, dans le cadre de l’Europe, les différences s’estompent progressivement.

  • Êtes-vous confrontés à la problématique des crédits transfrontaliers ?

Oui, bien sûr, mais nous avons plutôt tendance à externaliser nos dossiers vers les pays où les débiteurs résident, afin que les procédures locales soient appliquées, notamment via http://www.gcs-credit.com/ Cela permet notamment de favoriser une gestion amiable plutôt que de lancer directement une procédure judiciaire.

  • Comment se passe le recouvrement dans le cadre du réseau GCS ?

Chaque partenaire du réseau peut envoyer et recevoir des dossiers. Il traite ceux qu’il reçoit en fonction des pratiques et de la législation en vigueur dans son pays. Le recouvrement se fait selon le principe du « no cure no pay », de l’obligation de résultat : le règlement de la commission n’est déclenché que lorsque le dossier est remboursé. D’autre part, GCS met à disposition des différents partenaires une plateforme de gestion hautement sécurisée pour faciliter la communication.

  • Quel est l’intérêt pour Contentia Belgique de participer à un tel réseau ?

Cela s’inscrit dans la stratégie globale de recouvrement de Contentia. Avec ses différents accords sur le niveau de service et ses exigences en termes de conformité, GCS garantit la qualité et le sérieux de l’ensemble des partenaires du réseau, et une proximité avec la politique de recouvrement mise en place dans l’entreprise. On remarque d’ailleurs que les procédures de recouvrement de créances appliquées par nos partenaires à l’étranger, aussi bien en Europe que dans le reste du monde, ressemblent fortement à celles mises en place par Contentia. Plus généralement, le recouvrement à l’amiable reste la priorité pour l’ensemble des partenaires.

(1) GCS est un réseau international spécialisé dans le recouvrement de créances. Il regroupe plus de 100 bureaux répartis dans 90 pays. 

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