Trouver une solution amiable est un objectif majeur qui permet de faire gagner du temps et de l’argent. Pourtant, il arrive parfois que le recouvrement amiable ne soit plus possible. Quand la mauvaise foi ou la volonté organisée de ne pas régler une créance est avérée, ce sont toujours des cas délicats à gérer. Dans cette troisième et dernière partie de nos « Parole d’experts », Hocine Hamache nous explique comment, avec intuition, diplomatie et ténacité, récupérer les sommes dues de ces dossiers délicats !

Le travail de conseiller s’arrête-t-il aux limites du règlement à l’amiable ?

Bien sûr que non. Lorsqu’un partenaire vient nous voir pour récupérer une créance, nous avons pour objectif d’aller jusqu’au bout de la mission. Si la conciliation échoue, nous restons aux côtés du créancier. Notre rôle est alors de l’accompagner et de le conseiller dans les démarches à suivre pour entamer une procédure judiciaire. Nous lui proposons les services de réseaux partenaires d’avocats, d’huissiers ou de juristes, et nous assurons la bonne transmission des différentes pièces du dossier et la coordination des différents interlocuteurs. Mais Contentia reste le seul point de contact tout au long de la relation.

Une fois le dossier entre les mains de la justice, un accompagnement est-il nécessaire ?

Quand une décision de justice est prise en faveur du créancier, cela ne veut pas dire que la créance va être réglée dans l’immédiat. Parfois, un accompagnement est nécessaire jusqu’à l’encaissement de la dette. Nous avons eu le cas d’un partenaire pour qui nous avions mandaté un avocat pour entamer une procédure. Le débiteur qui refusait de payer était lui aussi représenté : il a utilisé tous les recours possibles pour ne rien régler. Cette société indélicate a fini par être condamnée, sauf qu’à l’arrivée cette structure s’est avérée être une coquille vide, incapable de régler la moindre échéance…

Comment une coquille vide peut-elle payer un avocat ?

C’est ce que nous nous sommes demandé. Nous avons fait des recherches et nous nous sommes aperçus que cette société faisait partie d’un groupe dirigé par une même personne. Nous sommes remontés jusqu’à ce dirigeant pour obtenir le règlement de la créance via ses autres sociétés qui étaient tout à fait solvables. Nous avons négocié le recouvrement d’une partie de la créance et le règlement des frais judiciaires, ce qui n’a pas été une mince affaire… Comme sa société débitrice avait des statuts particuliers, le dirigeant ne pouvait pas être attaqué ou condamné en nom propre. Nous avions face à nous un cas-type de non-paiement organisé. Mais comme le dirigeant souhaitait continuer à exploiter la société débitrice, cela nous a servi de base pour les négociations.

Une telle procédure doit coûter beaucoup d’argent…

Les frais de justice peuvent vite grimper. En ce qui nous concerne, nous sommes rémunérés au pourcentage de la somme récupérée, nous refacturons les frais de procédures au réel et nous ne demandons pas de provisionnement. Mais c’est vrai que le montant à récupérer doit être suffisamment important pour qu’en proportion le temps passé et l’argent investi vaillent le coup. C’est aussi notre rôle de conseiller nos clients sur ce point. Chaque dossier qui n’aboutit pas à l’amiable, est analysé par nos équipes qui préconisent ou non d’aller plus loin. Dans ce type de cas difficiles, face à des personnes malintentionnées on ne récupère pas toujours la totalité de la créance, et le remboursement ou non des frais de justice peut faire partie de la négociation.

Finalement, il faut être un peu détective pour travailler chez Contentia…

Oui, car au départ il est rare d’avoir toutes les informations de la part des deux parties. Qu’il s’agisse d’entreprises ou de particuliers, c’est en creusant son sujet que l’on trouve souvent des moyens de concilier les points de vue et les intérêts.

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