Chaque année 15 000 entreprises déposent le bilan du fait d’impayés non recouvrés. Dans un contexte de crise marqué par une augmentation du nombre de liquidations judiciaires, les PME doivent anticiper pour éviter des conséquences dramatiques et ne pas s’intéresser au recouvrement lorsqu’il est déjà trop tard …

« Aujourd’hui, dans tous les secteurs d’activité, toutes les PME sont concernées par les problématiques d’impayés, et ceux qui étaient leurs clients peuvent contribuer à leur perte », analyse Stéphanie Tisserand, chef de service des opérations chez Contentia.

Par rapport aux grands groupes, les PME sont évidemment plus vulnérables d’abord parce qu’une défaillance de trésorerie doit se compenser immédiatement pour être en mesure de payer les charges diverses. Ensuite, les plus petites structures n’ont personne qui se charge spécifiquement du recouvrement. Les grandes PME auront un « credit manager », les autres confient ce travail au directeur financier.

Pourtant, les PME se montrent « extrêmement sensibilisées » aux enjeux du recouvrement, note Stéphanie Tisserand. Mais les difficultés rencontrées en temps de crise économique par les débiteurs rendent les procédures de recouvrement plus complexes. Pour limiter le risque, mieux vaut donc recourir à des professionnels. Ceux-ci pourront d’autant mieux intervenir efficacement que la PME aura fait l’effort d’engager une démarche préventive en direction des impayés.

Car la complexité d’un impayé repose aussi en partie sur ce qui a précédé la vente : identification de la solvabilité du client, conditions générales de vente précises, émission de la facture dans les temps, etc.

Adopter les bons réflexes

Faire appel à des pros, c’est surtout avoir accès à des conseils précieux pour prévenir les situations ingérables. « Les impayés sont parfois dus à une méconnaissance des bonnes pratiques », remarque Stéphanie Tisserand : bons de livraisons collés sur un carton, incapacité à présenter certaines pièces dans une procédure judiciaire, mauvaises conditions générales de vente… En jouant son « rôle de facilitateur et d’accompagnateur », Contentia poursuit un intérêt partagé de traiter des impayés « propres »; plus l’entreprise anticipera le risque d’impayé, plus le recouvrement pourra se faire rapidement.

La procédure de recouvrement passe systématiquement par une phase amiable avec ceux qui ont un problème de trésorerie momentané. L’objectif reste bien de préserver la relation commerciale ! « Certaines entreprises avec lesquelles nous avions eu des échanges cordiaux et professionnels nous ont confié par la suite la gestion de leurs impayés », se souvient Stéphanie Tisserand. Avec le client, la relation est placée sous le signe de la transparence : « Dire ce qu’on fait, et prouver qu’on l’a fait ».

Chiffres clés

  • 31,5 % des Entreprises paient à échéance
  • Près de 60 000 dépôts de bilan en 2012
  • Hausse prévisionnelle de 5 % du taux d’insolvabilité des entreprises.

Source : Atradius

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