Gérer sa trésorerie quand on est une PME

L’année 2015 s’annonce sous de meilleurs auspices que les précédentes. Néanmoins, pour sortir de la crise, il faudra savoir anticiper ses besoins en trésorerie. Négliger cela reste en effet un « facteur d’échec entrepreneurial » selon une note du conseil d’analyse économique de décembre…

Alors que les PME et entreprises de taille intermédiaire emploient en France environ la moitié des salariés (1), 60 000 doivent mettre la clé sous la porte chaque année faute de trésorerie. Signe positif malgré tout : les tensions de trésorerie ont diminué, « surtout dans les entreprises de plus de 50 salariés », constate Bpifrance dans son enquête de conjoncture datée de juillet 2014. Pour autant, 40% des dirigeants de PME déclarent avoir rencontré des difficultés de trésorerie au premier semestre 2014.

Une note du conseil d’analyse économique de décembre dernier met en perspective ce constat en soulignant que la crise économique se traduit par des défaillances d’entreprises qui « ont bondi de 25% » depuis 2008. Les PME rencontrent des difficultés de « financement de trésorerie plutôt que d’investissement », une situation particulièrement sensible dans des secteurs comme le BTP. D’une manière générale, « il semble bien que les retards de paiement contribuent fortement aux problèmes de trésorerie ».

La leçon à tirer est que « la mauvaise anticipation des besoins en trésorerie ou en capitaux propres est un facteur d’échec entrepreneurial », comme le considère le conseil d’analyse économique. Pour les entreprises, et en particulier les PME qui sont les plus exposées à une gestion budgétaire tendue, maîtriser l’encaissement effectif des factures apparaît donc toujours aussi crucial. Celles qui sauront professionnaliser leurs pratiques mettront donc toutes les chances de leur côté pour se développer sereinement en 2015.

(1)    Selon l’Insee, la France comptait 5 000 ETI et 138 000 PME (hors microentreprises) en 2011, qui employaient respectivement 22% et 28% des salariés.

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